mercredi 28 août 2019

Ben Ghabrit, le tlemcenien "indispensable" du sultan
L'autre grande figure tlemcenienne qui trônait au panthéon des algériens du Makhazen marocain est évidement Si Kadour Ben Ghabrit que vous voyez sur la photo ci-jointe avec Si Mohamed El Mokri en 1909 à Paris. Si Kaddour Ben Ghabrit est né en 1868 à Sidi Bel Abbès dans une famille tlemcenienne bourgeoise. Il décida de poursuivre ses études à Fès et rejoindre ainsi une partie de sa famille de Mohajirine, qui comme Dar El Mokri a émigré au Maroc au début de la colonisation française. Si Kaddour Ben Ghabrit devient le vice-consul honoraire attaché à la légation de France à Tanger.
Voici quelques détails sur cette famille : La trace de la famille Ben Ghabrit se trouvait au niveau de Derb El Hagar à Fès. En effet, un certain Ben Aouda Ben Djebbour de Tlemcen qui vint lui aussi au moment de l'émigration, sa fille épousa Sidi Ahmed Ben Ghabrit de Tlemcen. Celui-ci, venu à Fès lors de l'émigration donc parmi les Mouhajirine, s'y était marié, avait eu deux filles, puis était rentré en Algérie et s'était établi à Sidi Bel Abbès où il s'était remarié et de ce deuxième mariage est né Si Kadour Ben Ghabrit.
Les deux filles laissées avec leur mère à Fès par Si Ahmed Ben Ghabrit, ont épousé, l'une un des Oulad Chandid de Tlemcen, l'autre Ben Aouda Ben Djebbour de Tlemcen aussi. Les Oulad Chandid de Tlemcen sont venus à Fès lors de la prise de Tlemcen par les Français. Ce sont des Mohajirine tisserands qui habitaient le quartier d'El Remila à Fès.
Avec si Mohamed El Mokri, si Kaddour Ben Ghabrit lança la projet de la Mosquée de Paris pour rendre hommage aux dizaines de milliers de morts musulmans qui avaient combattu pour la France lors de la première guerre mondiale.
Ces deux personnages étaient deux grosses pointures du makhzen marocain qui ont eu des destins à la fois semblables et différents. Mais il reste une troisième famille tlemcenienne...


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