mardi 27 août 2019

Derniers descendants du Cheikh Maqqari El Tlemceni
Si Mohamed El Mokri (ou Mohamed El Maqqari en tlemcenien) avec le jeune sultan Mohamed V du Maroc en 1927 (Photo). Ce Grand Vizir (الصدر الأعظم) du sultan du Maroc est issu d'une famille tlemcenienne de Mohajirine, المهاجرين dont l'aïeul El Hajd Mohamed né à Tlemcen en 1807 a fui le colonialisme français et s'est installée à Fès. Il s'agit de l'une des dernières familles de notables descendants du fameux historien de Tlemcen El Cheikh El Maqqari (El Mokri).
Fils de Abdel Salam El Mokri (un autre notable né en 1830 et mort en 1903) Si Mohamed El Mokri est né à Fès, faute d'extrait d'acte de naissance on pense que ce fut soit en 1854 ou 1857. Il était riche, puissant, et il a été longtemps l'homme fort du royaume. Il chevaucha deux siècles, travailla avec sept sultans et participa aux grands événements qui ont dessiné le royaume du Maroc. Si Mohamed El Mokri était un phénomène politique, il plaça ses fils, petits-fils, neveux et frère dans la structure administrative du Makhzen cérant ainsi la dynastie des Mokri formée exclusivement de hauts fonctionnaires.
Suite à des conflits politiques, si Mohammed El Mokri se retira de la vie politique en 1955. Il mourut deux ans plus tard, le 9 septembre 1957 à Rabat. Son fils, si Thami Mokri responsable des finances au sein du gouvernement chérifien a construit le fameux Palais (Dar) El Mokri à Rabat, il s'agit d'un palais d'architecture arabo-andalouse digne des mille et une nuits. D'une surface de 1800 m2 de zellige, de marbre, de boiserie finement ciselées, un immense patio, des fontaines, et un vaste jardin d'orangers de 7000m2; ce palais a été réquisitionné par l'état et transformé entre 1963 et 1972 en centre de détention et de torture. Les membres de la famille Mokri se sont vus confisquer l'ensemble de leurs biens patrimoniaux et depuis Dar El Mokri apaprtient à l'état, vide et inanimée.


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