mardi 8 septembre 2015

LE DERNIER REMPART: MOHAMED IBN OUMAYA, محمد بن أمية
Suite à la chutte de Constantinople (Istanbul), conquise par le Sultan Ottoman, Mohamed El Fateh en 1453, Isabella la Catholique souvraine du royaume d'Espagne developpa une haine viscérale à l'égard de l'islam et des musulmans. Depuis le début du XVIe siècle, la communauté morisque s’est donc transformée en un problème pour la Couronne d’Espagne, puisque tout un éventail de soupçons et de méfiances retomba sur elle, ne faisant qu’aggraver de plus en plus sa situation et mettre à mal la coexistence avec les vieux-chrétiens. De manière progressive, apparut une série de normes et de lois destinées à réguler et sanctionner le comportement et le mode de vie des morisques. Les musulmans "néo-convertis", ont fini par comprendre que rester les bras croisés n'est certainement pas une façon pour rétablir leur droits, ils n'allaient pas tout de même laisser ce tyran s'en tirer aussi facilement. Ils déclencheront la première révolution "post-chute" entre 1499 et 1501, un soulèvement pour leurs droits bafoullés.
Suite à ces événements, Isabella annula tous les accords signés entre les musulmans et le royaume de Castille, bien qu'ils profitaient encore d'une certaine forme de tolérence au royaume d'Aragon; ce qui ne durra pas longtemps étant donné que les accords encore une fois vont être annulés par le roi Carlos descendant des rois catholiques suite à "la révolution des frères, Rebelión de las Germanías) en 1526. À partir de cette année, des méthodes plus coercitives seront employées dont l'évangilisation pugnace des musulmans, ce qui dut provoquer une certaine confusion au sein de la communauté morisque, qui parallèlement assistait à la perte progressive de ses privilèges et de son niveau de vie, se transformant peu à peu en « citoyens de seconde zone ».
Néanmoins si on parcours l'histoire de l'andalousie et la reconquista, certaines questions restent toujours en suspend et les réponses sont toujours assez superficielles: Pourquoi les Ottomans, la seule puissance qui pouvait reconquérir l'andalousie n'ont pas fait tenter la récupération les terres perdues? Pour répondre à cette question, il faur survoler le milieu du XVIe siècle, le bassin méditerranéen était un vrai champs de bataille entre les espagnoles et les ottomans. Philippe III roi d'Espagne craignait un éventuel soutient des ottomans aux musulmans andalous, précipita leur expulsion définitive à partir du 22 septembre 1609. L'Andalousie faisait partie des projets ottomans jusqu'à ce qu'ils décident de se retourner vers l'autre côté de la meditérranée dans le but de s'emparer de Chypre, une paroie de choix par sa position géographiqe stratégique. Finalement, le sultan Ottoman, Bayazid II (Bajazet II) qui règna entre 1481 et 1512, se contentera d'autoriser en 1492 les Juifs d'Andalousie, victimes eux aussi des persécutions de l'inquisition espagnole, à s'établir en Turquie, accueillant ainsi 200 000 Juifs. Il envoya la marine turque en Espagne pour les recueillir. Kheir Eddine Barberousse avait menacé d'envahir les côtes de l'andalousie, dans ce sens je vous envois vers une ancienne publication toujours accéssible sur le groupe.
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Pourquoi l'Andalousie a été abandonnée a son sort?
Pas vraiement, du 1568 au 1571 l'Andalousie avait tremblé encore une fois sous le reveil des musulmans "néo-convertis", l'andalousie avait un rendez vous avec "la Révole d'Alpujarras, Guerra de las Alpujarras, حرب البشرات". Après un an de négociations infructueuses et au réveillon de 1568, des groupes de musulmans andalous issus de la région de Grenade, d'Alpujarras, البشرات inassimilés et ardant défenseurs de leurs racines musulmanes affirmaient que les traditions imposées par les autorités chrétiennes étaient incompatibles avec la doctrine islamique. Ils décidèrent donc de lever les armes. Ces groupes nommaient Mohamed Ibn Oumayya, (Aben Humeya, en espagnol et Ex-Don Fernando de Valor) chef et héritier légitime de la dynastie des Omayyades en andalousie après des siècles de sa chute.
La confrontation commença par des attaques de type guérilla un peu partout dans la région de la province de Grenade, ces groupes ont été soutenus essentiellement par les ottomans fraîchement installés en Algérie. Mohamed Ibn Oumayya qui se trouvait à la tête du soulèvement, avait été assassiné en 1569, et plusieurs années plutard son corps a été exhumé afin d'être jugé. Au terme de cette cavalcade, son crâne a été accroché à l'entrée de la ville de Grenade durant les trente années suivantes afin de servir de leçon pour toute autre récidive. Le succésseur de Mohamed Ibn Oumayya s'appelait Mohamed Ibn Abou (connu sous le nom d'El Reyecillo, Ex-Diego Lopez),
Ces événements se déroulèrent alors que Philippe II se trouvait, avec la plus grande partie de ses troupes, en guerre aux Pays-Bas. En 1570, devant la tournure que prenait la révolte, le roi remplaça le marquis de Mondéjar au poste de capitaine général de Grenade par son demi-frère Juan d'Autriche, qui prit le commandement d'une armée régulière constituée de troupes venues d'Italie et du levant, qui remplaça la milice locale et réussit à étouffer la révolte en 1571. Parmi ces soldats se trouvait El Inca Garcilaso de la Vega. Les derniers rebelles, après avoir perdu le fort de Juviles, furent assaillis dans des grottes situées à proximité. Les Morisques de Grenade qui survécurent, furent dispersés vers d'autres points de la Couronne de Castille, principalement en Castille et en Andalousie occidentale
(Photo: Portrait de Mohamed Ibn Oumayya à Alpujarras)


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