dimanche 5 juillet 2015



L'HISTOIRE DE CORDOUE EN QUELQUES DATES
572 : La cité hispanique de Corduba, capitale de la Bétique est prise par les Wisigoths. Les conquérants abandonnent l’arianisme pour le catholicisme latin en 589.
711 : Victoire de Guadelete remportée par les armées amazighes conduites par Tarik ibn Zayid. La lointaine contrée d’Ibérie conquise par les musulmans devient al-Andalus, terme dont l’origine n’est pas élucidée (peut-être une déformation de vandalus). Il apparaît sur le revers des monnaies bilingues en 717.
716-719 : La capitale d’al-Andalus est transférée de Séville à Cordoue (Kurtuba en arabe).
750 : Le jeune prince ‘Abd al-Rahmân, petit-fils du 10e calife de la lignée omeyyade, échappe au massacre de sa famille par les Abbâssides près de Damas. Il trouve refuge au Maghreb puis en Andalousie. L’événement a été magnifié par les chroniques arabes tardives (Xe/XIe siècles).
756 : À la tête de l’armée, ‘Abd al-Rahmân, « l’Émigré ou faucon de Koraich », évince le gouverneur arabe de Cordoue. Selon les textes arabes, suivant l’exemple de Damas, chrétiens et musulmans auraient partagé la plus grande église de Cordoue. Puis les chrétiens en sont expropriés mais ils « relèvent » leurs églises détruites après 711 et commencent à les reconstruire en dehors de la médina.
786 : Sur la rive nord du Grand Ouadi (actuel Guadalquivir), inauguration de la première grande mosquée d’al-Andalus - la « chapelle » de l’émir- proche du palais.
833 : Sous le 4e émir ‘Abd al-Rahmân II, la population de la métropole d’al-Andalus s’étend. Les onze nefs de la mosquée primitive sont prolongées vers le sud et on procède à la construction du minaret.
929 : Le prince Omeyyade ‘Abd al-Rahmân III est proclamé calife dans la mosquée de Cordoue. Ce titre lui confère prestige et autorité dans une province excentrée de l’islam. Son long règne de 40 ans est considéré comme l’apogée de la civilisation andalouse. Il livre des combats à la fois contre les chrétiens et les insurgés berbères des montagnes. Sous son règne la frontière avec la chrétienté est fixée au nord [carte]. ‘Abd al-Rahmân III fait bâtir le prestigieux palais de Medinat al-Zahra, à 5 km de Cordoue. Sous al-Hakam II (961-976) a lieu la deuxième extension des nefs vers le sud et la construction du somptueux mihrâb. C’est l’époque du grand essor culturel et artistique de Cordoue.
978 : Ibn Abi ‘Amir, issu d’une grande famille de juristes de Cordoue, haut dignitaire du calife al-Hakam II exerce le véritable pouvoir à Cordoue après la mort du calife. La mosquée est encore agrandie de huit nefs vers l’est. Grand général, Ibn Abi ‘Amir refoule les chrétiens au nord. Il est honoré sous le nom d’al-Mansûr (« Le Victorieux »), tandis que les chrétiens le considèrent comme le « fléau de Dieu ». Après la mort du régent, en 1002, le califat est dirigé par ses successeurs les Amirides.
1031 : Fin du califat de Cordoue. C’est la période des taifas, (de l’arabe clan, faction). Ces « cités-États » ou principautés, sont dominées par des chefs rivaux, berbères, arabes ou convertis à l’islam de souche européenne.
1099-1236 : Règne des Berbères almoravides puis almohades. Leur capitale est Séville, à l’exception d’une courte période sous le prince berbère almohade ‘Abd al-Mu’min (1161-1163).
1236 : Prise de Cordoue par Ferdinand III, roi de Castille et de Léon.
1239 : La grande Mosquée de Cordoue est convertie en église dédiée à l’Assomption de la Vierge.
Photo: Couple de la Grande Mosquée de Cordoue


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