C'est dans ces villes côtières de Benidrom et d'Alicante oú résident les meilleurs pêcheurs de l'andalousie que beaucoup de familles maghrébines privilégient d'y passer leurs vacances d'été avec les économies qu'ils ont pu faire. On comprend bien car se sont des destinations de choix, on y trouve des plages dorées qui bordent et une mer bleu turquoise, mais aussi un art culinaire plutôt riche. Dans les restaurants, il vous suffira d'observer le nombre de plats pour vous rendre compte de la diversité de cette cuisine. Mais on l'oublie souvent que ces villes étaient au coeur de l'histoire de la méditerranée et possèdent de nombreux trésors historiques qui nécessitent notre attention.
Alicante, comme de nombreuses villes d'Andalousie, cette ville a une longue et intéressante histoire dont les historiens disent qu'elle remonte à plus de 3000 ans. Au cours de toutes ses années, diverses civilisations sont passées par Alicante, en y laissant de nombreuses marques de leur culture, architecture, constructions, etc. faisant de la ville le trésor urbain qu'on connaît aujourd'hui. Contrairement à ce que certains pensent, Alicante ne viendrait pas de l'arabe: Ali-Chante mais plutôt du nom arabe Médina Laqant ou Laqanti, لقنت أو اللقنت lui-même dérivé du nom de l'ancienne cité Romaine "Lucentum". Château de Santa Barbara par exemple est là pour en témoigner, perché au sommet du mont Benacantil (D'après le géographe Al Idrissi, Benacantil est une déformation du nom arabe, Beni El Qatil بني القاتل, et qui veut dire les fils de l'assassin) à 166 mètres d'altitude, il s’agit d’une forteresse arabo-musulmane, bien que peu de vestiges sont conservés de cette période. Presque tous les faits historiques s’étant déroulés dans la ville ont été directement reliés avec le château et sa position défensive ce qui en fait la construction la plus importante de la ville. De plus, il a servi en tant que prison jusqu’à une date assez récente, puisqu’il était une prison durant la guerre civile espagnole. Le Château de Santa Bárbara doit son nom, selon la tradition populaire, à sa reconquête sur les musulmans le 4 décembre 1247, jour de la Sainte Bárbara, par l’infant de l’époque et futur roi Alphonse X le Sage. Au large, vous pouvez vous rendre à l'île de TABARCA. Ses côtes hébergèrent dans le passé une base de pirates barbaresques et au XVIIIe siècle le roi Charles III fit construire sur Tabarca un village où il a établi plusieurs familles génoises qui avaient été sauvées du port tunisien de Tabarka. À l'issue de la guerre d'Algérie, la ville reçut un nombre considérable de Pieds-Noirs, la plupart descendants d'anciens habitants de la province qui avaient émigré en Algérie au début du XXe siècle.
Quant à Benidrom son nom est évidement d'origine arabe qui provient de la famille arabe qui la fonda, les Benidarhim, بني درهيم. Elle fut conquise par le roi chrétien Jacques 1er d'Aragon en 1245 et deviendra connu en 1325 suite à une charte publiée qui stipule l'expulsion des musulmans de cette ville. Benidrom a subi un boom économique et touristique à partir des années 1970 où l'on pouvait recenser seulement 12.000 habitants qui passèrent à 22.000 en 1981, 51.000 en 1998 et plus de 100.000 de nos jours.
En Andalousie, les musulmans ont laissé de nombreuses légendes et fables, des contes de la romance, des cœurs brisés, héros et contes de fées impliquants des princes et des princesses. Une des histoires les plus intéressantes concerne " le visage de la Maure " gravé en bas du château de Santa Barbara à Alicante.
Si vous vous mettez sur la plage de Postiguet et vous regardez vers la tour-citadelle de Santa Barbara d'Alicante sur votre gauche, alors juste au dessous vous pouvez distinguer une formation rocheuse qui ressemble à un visage d'homme comme le montre la photo ci-jointe. Diverses légendes ont été véhiculées autour de cette formation rocheuse, une étrange curiosité, mais une seule tente de nous offrir une explication, là où le plus souvent on retrouve le parcours d'amants maudits noyés dans leur chagrin.
L'histoire implique une belle jeune princesse appelée Cantara qui est tombée amoureuse d'un hmme appelé Ali. Son père, un roi musulman, s'opposait fortment à cette union et ne voulait point laisser sa fille se marier avec Ali. Alors Cantara au cœur brisé, qui ne pouvait pas supporter de vivre sans son bien-aimé, voulant mettre fin à sa vie, elle se jeta hors du château sur les rochers du Mont Benacantil. En entendant les nouvelles, Ali a également sauté afin qu'il puisse être avec sa bien-aimée dans la prochaine vie.
Le suicide de Cantara a brisé le cœur de son père le roi ; il passa le reste de ses jours dans la misère et le désespoir. El il semblerait que c'est son visage qu'on voit sur la montagne, gravé à jamais. La roche ressemblent tellement à un visage d'un homme qu'il est tout à fait possible et facile d'imaginer un tel conte romantique.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire